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En 2014, Tsitoha a accepté de relever un grand défi : celui d’être le directeur de Grandir à Antsirabe.

Depuis, il a su trouver les bonnes stratégies pour développer les projets de l’association. Retraçons son parcours.

 Bonjour Tsitoha ! Avant d’accepter le poste de directeur, il paraît que tu avais déjà un pied dans l’association…

Effectivement, à mes débuts chez Grandir à Antsirabe, j’ai commencé par assister le précédent directeur dans ses fonctions. Puis, j’ai pris la fonction de Responsable Administratif et Financier de l’association. Ce sont mes études en droit privé et en comptabilité qui m’ont permis d’accéder à ces postes importants.

Aujourd’hui, quel est ton rôle ?

Ma principale mission consiste à coordonner l’ensemble des trois programmes de l’association c’est-à-dire le Programme de Protection des Enfants des Rues (PPER), le Développement local et les Activités génératrices de revenus. Au quotidien, j’appuie et épaule les responsables de ces dispositifs et les éducateurs. J’assure essentiellement la coordination financière afin que les différents services puissent mener leurs projets en cours et futurs dans de bonnes conditions.

Tu es l’image de l’association. Pourquoi as-tu choisi cette cause ?

La protection des enfants des rues est une cause en état d’urgence. Il est crucial de donner à chaque enfant la chance d’évoluer dans un milieu favorable à son développement et de lui ouvrir les portes d’un avenir meilleur. Nous devons réduire les inégalités car notre futur dépend de cette génération. À nous d’y contribuer en les aidant.

 Tu dois avoir de nombreux souvenirs au sein de Grandir à Antsirabe : mais quel serait ton plus beau ?

Nous avons obtenu l’aide de l’Ambassade de France pour financer et développer le PPER, un projet de deux ans visant à construire notre propre Centre d’Hébergement Temporaire dans le quartier d’Ampatana, à Antsirabe. Tout au long de sa concrétisation, j’étais à la fois content et soucieux de sa bonne évolution. Nous avons su braver de nombreux défis jusqu’à son inauguration, en mars 2018 ; puis la finalisation de son 2ème étage, au mois d’août 2018.

Comment imagines-tu l’association dans les années à venir ?

Je souhaite pérenniser nos actions et rendre l’organisation complètement autonome. Que nous ne soyons plus obligés de solliciter un bailleur de fond pour démarrer un projet. Que la recherche de financements ne soit plus un obstacle à la concrétisation de projets pertinents à destination de nos bénéficiaires.

Portrait chinois : si tu étais…

Une plante ?

Je serais un bois de rose car c’est une essence précieuse, résistante dans le temps et aux vertus médicinales reconnues.

Un animal ?

J’hésite… Je serai mi-abeille, mi-oiseau ! L’abeille, car cet insecte est essentiel à la pollinisation et produit un nectar délicieux. Un oiseau, car il ne se soucie pas des préparatifs avant de s’envoler vers d’autres horizons.

 Un héros ?

Le Docteur Strange appartenant à l’univers Marvel : sa capacité à remonter le temps lui permet de réparer ses erreurs et d’arranger les choses.

Un plat ?

Sans hésiter, les saucisses à la sauce tomate : c’est le premier plat que j’ai réussi à cuisiner ! (Rires)

Une qualité et un défaut ?

Je suis une personne sympathique mais réservée. Je n’ai pas l’habitude de me montrer en public.

  A présent, une devise ?

J’en ai deux en tête et impossible de choisir l’une ou l’autre ! La première, c’est : “le jeu, c’est le travail de l’enfant, c’est son métier, c’est sa vie…” de Pauline Kergomard. Je réalise l’importance du jeu dans le développement et l’épanouissement de ma fille. Tout enfant devrait avoir la chance de jouer, de s’imaginer des histoires, de prendre le temps de profiter de son enfance. Et la deuxième : “on peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps ; mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps”, d’Abraham Lincoln. Je fais référence aux dirigeants politiques partout dans le monde ; et en particulier en Afrique.

 Un dernier mot ?

Je suis ravi de participer aux nombreux projets menés par Grandir à Antsirabe, en y apportant ma petite touche personnelle. J’espère que les actions à destination de nos bénéficiaires perdureront ; et que l’association deviendra une organisation pilote pour d’autres structures.

Merci pour ton engagement auprès de l’association, Tsitoha ; et longue vie à ses projets ! 😊

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/ PORTRAIT D’ÉQUIPE / Tsitoha, directeur de Grandir à Antsirabe